29 septembre 2011

Bali - Banyuatis


Dans le bus pour Bedugul, nous rencontrons Damien, un francais en vacances à Bali. Il a réservé un hotel à Banyuatis, un petit village tout proche de notre destination : un paradis perdu au milieu des rizieres, loin des touristes et immergé au sein de la population locale! Nous sympathisons avec lui et comme nous n'avions évidemment rien de prévu, nous décidons d'y aller avec lui.

Une fois descendus du bus, nous chargeons nos sacs sur nos dos et commencons à faire le chemin à pied depuis Bedugul. Une voiture s'arrete et nous propose de nous emmener à Munduk, à mi chemin de notre objectif. Au milieu de notre trajet, le conducteur nous laisse en route car ce n'est pas son chemin et qu'il n'a plus le temps! Une autre voiture s'arrete et prend heureusement le relais. De Munduk, nous marchons 4 ou 5 bornes dans une bonne descente, toujours avec nos sacs à dos, dans un cadre magnifique, jusqu'à la fameuse adresse. Ce que l'on ne savait pas au départ, c'est que Banyuatis se situe en fait à 30 bornes de Bedugul! Nous avons donc eu de la chance d'y arriver sans trop de difficultés (au bout quand même de 3 heures...)

Nous tombons immédiatement sous le charme en arrivant. L'auberge est effectivement perdue au milieu de rien! Enormément d'espace, des petits bungalows dispersés, des canards, une piscine... Aie, on nous indique qu'il n'y a plus de chambre de libre. Décidemment. C'est le seul endroit ou nous pouvions dormir dans ce petit village... Nous décidons donc de partager la chambre tous les trois : économique et convivial!

Nous passons nos soirées à l'Atres Villa. Les repas, concoctés par la femme du gérant, sont compris dans le prix de la chambre. Tout est délicieux, même si on commence déjà à faire une overdose de riz et de poulet (mais aucun doute, c'est bien des produits locaux). Il y a énormément de francais (cette adresse est recommandée seulement sur un forum du routard), nous passons donc de bonnes soirées à tchatcher sur les bons plans des uns et des autres.

De la s'ensuit des balades dans les rizieres, des balades en scooters, des passages dans des cascades , des visites de temple, une baignade dans une source d'eau chaude. Nous assistons à une cérémonie au temple de Bratan, construit au bord du lac pour remercier le dieu de l'eau de tous ses bienfaits. C'est une pratique courante des indonésiens, qui déposent notamment chaque jour des offrandes devant leur porte pour remercier les dieux de ce qu'ils leurs apportent et pour calmer les démons.

Concernant les rizieres, ce qui est rigolo à Bali, c'est que toutes ne sont pas du tout au même stade. On peut trouver à la fois des rizieres sur le point de la récolte, et des rizieres toutes jeunes à quelques mètres d'écarts! Pour l'agriculture (et pour quasimment tout en fait!), ils font quasimment tout à la main. Aucune machine n'a encore été inventé pour la récolte du riz. Les agriculteurs s'aident ainsi desvaches pour labourer et font le reste eux memes! Nous voyons donc souvent des personnes accroupies dans les rizieres, transportant les récoltes à la main, à l'aide d'énormes sacs, ou sur leurs scooters!

Au bout de trois jours, l'heure est venue pour nous de partir. Nous décidons de nous diriger vers Amed, sur la côte Est de Bali. Cet endroit est réputé pour son calme, sa mer chaude, ses coraux et ses poissons! Affaire à suivre...

















24 septembre 2011

Bali - Ubud


Connexion internet retrouvée, voilà donc davantage de news!

Arrivés à Ubud par un private taxi trés sympa : minibus dans lequel on se tient quasi accroupi avec la porte ouverte ! Le décor est planté!

Nous partons à la recherche d'un logement. Nous visitons une dizaine de guesthouse... Notre guide date des années 2000 ou quoi? Les prix ne correspondent pas du tout... On arrive à des prix de 200 000 roupies alors qu'il était indiqué 90 000 sur notre guide... Enfin... nous finissons par trouver une chambre à 125 000, grand luxe pour nous! Notre chambre se trouve dans un petit groupement de maisons aux toits de chaume, avec des fontaines, des poissons dans la cour. Nous avons une salle de bain et une terrasse privée! Le reve.

Première balade dans la ville : impression de changement complet par rapport à notre ville précédente :qu'est ce que c'est touristique! Nous trouvons des boutiques Ralph Lauren, Paul Smith, et même un Starbucks... Dans la ville, les gens sont non seulement habitués aux touristes mais se sont adaptés à eux. Rue principale propre, restaurants qui ont l'air clean.. Nous sommes un peu décus, nous nous attendions à quelquechose de plus sauvage...

Deuxieme jour : Balade autour de la ville. La, coté sauvage, nous sommes servis! A travers les forets de cocotiers ou les rizieres, tout ce que nous voyons est superbe. Il fait par contre une chaleur écrasante... Nous finissons par nous arréter dans un cadre idillique pour boire un jus de noix de coco frais! Nous croisons une femme en train de faire sa lessive par terre avec des cailloux, et des enfants qui, en nous voyant, crient "Helloooo!! picture, photo, please!" et sont ravis de se faire prendre en photo. Plaisir et dépaysement!
Nous enchainons ensuite sur la visite de la monkey forest, une foret sacrée ou vivent plus d'une centaine de singes en liberté. On est prévenus à l'entrée : "ne laissez pas de nourriture dans votre sac, ils la trouveront!". On ne s'est pas fait agresser (dommage). Pour résumer, foret luxuriante avec des macaques à foison!
Le soir, nous allons voir un spectacle de danse indonésienne, c'est un peu LE truc à faire à Ubud. Dans un temple, des femmes en costumes qui brillent nous font leur show. Elles faisaient même danser leurs yeux (danse issue du bouddhisme)

Troisième jour: nous décidons de réitérer le coté sauvage, et d'aller faire une balade! Grace à notre super guide (on comprend désormais mieux le sens du mot "lonely"), nous prenons la route et essayons de trouver LE chemin sur le bas coté qui nous relie à LA super balade que nous avons prévue et qui nous amenera à Goa Gajah, un temple. A priori, nous devrions marcher 2km et trouver ce petit chemin...

Deux heures et demi, dix montées de malade et 10 descentes de malade plus tard... rien. Nous sommes toujours sur la route..il fait toujours 30 degrés...et toujours pas de chemin. Nous continuons à marcher, croyant nous repérer sur la carte: "allez, ce village ne devrait plus être loin"... Tu parles! Nous croisons une jeune indonésienne (en train de faire sa lessive sur le petit cours d'eau!). Elle nous demande ou nous allons.. "quoi, Goa Gajah? Mais c'est trop loin, laissez moi vous emmener en scooter!" Et c'est ainsi que nous avons vu notre sauveuse... Aprés 10 minutes de scooter, nous arrivons enfin à Goa Gajah... Ok, nous n'aurions jamais trouvé ca tout seul!

Le temple est vraiment superbe. On se ballade dedans, et on découvre une sorte de passage secret (oui, oui, un passage secret!) en direction du "jungle temple". Ni une, ni deux, on fonce! On se retrouve à nouveau dans l'univers d'Indiana Jones. Des lianes, des planques tropicales, des escaliers en boue. 20 minutes plus tard, nous arrivons au bord d'une cascade. Yorick est élu "aventurier du jour", puisqu'il a traversé deux ponts en bambous (non non, Sandra n'a pas osé).

Nous revenons en taxi (aprés négociations), achetons un nouveau guide et buvons un jus d'avocat (aprés négociations), passons au marché pour acheter deux pantalons de pécheurs (aprés négociations), achetons 2 mangues (aprés négociations), et rentrons tranquillement à notre chambre. Ras le bol des négociations!
Soirée ou nous rencontrons nos voisines de chambres, deux malaisiennes forts sympathiques avec qui nous passons la soirée à discuter sur notre terrasse. Elles nous font gouter plusieurs "junk foods", des chips à base de tapioca et du tapai (riz au vin de riz). Nous décidons de nous donner rendez vous le lendemain à 7H30 pour aller gouter du porridge de riz au marché.


Le lendemain donc, au marché: que des indonésiens qui s'activent de bon matin! Des fruits, des légumes, des sardines, des porcs rotis, des fleurs, du riz, des gateaux... Nous nous demandions ou acheter tout ca, car nous ne trouvions pas de légumes ni de viandes dans les supermarchés.. C'est donc ici qu'ils font leurs courses!!! A savoir, les indonésiens ne font pas forcément de différence entre les repas, ils sont donc capable de manger du riz au porc à 7h du mat. Nous découvrons des variétés de fruits et légumes que nous n'avions jamais vu... et dont nous ne citerons pas les noms (eh oui, la mémoire nous a trahi).

Ciao Ubud, direction Bedugul!


















Prambanan, Borobudur et départ de Java


Nous avons passé 2 jours supplémentaires à Yogyakarta pour visiter les environs. Nous sommes allés voir deux temples bouddhistes construits aux environs de l'an 900 : les temples de Prambanan et de Borobudur. Nous sommes directement projetés dans l'univers d'Indiana Jones. Tadam! Balade et découverte d'un superbe belvedere (desert!) et un temple supplémentaire (désert également!).

Cependant, le fait de se débrouiller par soi même a ses avantages, mais peut avoir aussi ses inconvénients:
  • Le bus : (si on peut appeler ca un bus...) Au dela des 50 km/h, le moteur fumait à l'interieur
  • Le prix : A la tête du client ! A la gare, on nous indique le prix du trajet : 10 000 roupies. Ok, on monte dans le bus, on démarre, et la, victimes de l'inflation ! On nous demande 15000 roupies (en échange d'aucun ticket bien sur). Au retour, 20000 roupies! Ok cette fois on a compris... on a reussi à négocier le prix à 12500 ... "special price for you"! Mouarf.
  • Les sollicitations : pendant tout le trajet, des personnes montent dans le bus pour faire leur show (guitare, vente de chips...), et à peine arrivés, on est assaillis de "transport?", "bike?"















Aprés ces quelques jours, nous décidons de quitter l"ile de Java pour nous rendre sur Bali. Moyen de transport utilisé : le bus ! 15 heures de bus prévues, qui se sont transformées en 20h (spécial dédicace à Miguel!)

Nous étions, cette fois, très bien installés, dans un bus climatisé avec des sièges inclinables! Le bus part... Et la, le chauffeur décide de mettre la télé avec des clips de tubes indonesiens (clips dignes des années 60) : magnifiques chorégraphies! Assez rigolo au début, mais au bout d'une heure, cacophonique et insupportable. Surtout quand des personnes montent dans le bus toutes les demis heures pour gratter leur guitare en hurlant en indonésien ou vendre des cacahuetes. Encore plus de passagers affluent, certains assis par terre, quelque fois quatre sur des sièges de deux. Un trajet... mythique. Le chauffeur a fini par mettre des chansons à la Céline Dion (et nous étions contents, c'est pour dire!), et par mettre à la télé un match de foot...

Sinon, quelques regles pour conduire sur l'ile de Java :
  • Foncer
  • Eviter les voitures d'en face et les obstacles
  • Klaxonner à tout va (un coup sec pour signaler sa présence, un coup long si il y a risque d'accident)
  • Partir du principe que le plus gros gagne : en l'occurence, le bus a beaucoup de chance de gagner face aux voitures et aux scooters...

Bali, nous voilà. Direction Ubud!

14 septembre 2011

Yogyakarta


Arrivés lundi soir en Indonésie,

Aprés une première soirée à Jakarta (ou nous avons appris à négocier pour le taxi, à ne pas se faire écraser par les voitures et scooters fous, à relativiser les standards d'hygiène et de propreté), nous sommes partis mardi direction Yogyakarta, situé au milieu de l'ile de Java.


Nous arrivons vers 16H sous une chaleur étouffante (vive l'humidité), à la recherche d'un logement. Nous avons repéré sur notre guide un quartier ou nous devrions pouvoir trouver une chambre sympathique pour 70 000/80 000 roupies (7/8 euros)

Petite marche en direction du quartier, nous n'arrétons pas de nous faire héler par les taxis ou les touk touk : "where are you going?", "transport?", il y en même quelques un qui nous suivent espérant que l'on craque. Mais nous résistons, le quartier que nous visons n'est qu'à 10 minutes à pied!

Une fois dans le quartier, nous sommes à nouveau des cibles faciles. Nous n'arrétons de pas de nous faire héler par les locaux "room?", "hotel?", "room?". Nous avons beau dire non, nos gros sacs à dos nous trahissent... Certains locaux se mettent donc en tête de nous trouver un logement, et n'arrêtent pas de nous suivre. Nous rentrons dans une dizaine d'hotels... ou nous trouvons des chambres cheres (relativement! 100 000 roupies) et vraiment vraiment glauques.

Déprimés, nous tentons notre dernière adresse, et la... c'est le coup de foudre! Une chambre avec un lit qui parait propre, une fenetre qui ferme et une moustiquaire, pour 80 000 roupies (le prix étant affiché au comptoir, exceptionnel!) ! Nous tenons notre logement!


Aprés s'être un peu reposé, Yorick décidé de prendre une douche... Grand moment de solitude... Arrivé dans la "salle d'eau", il n'a pas su trouver la douche... Aprés un grand doute sur notre capacité à rester dans cet hotel, nous finissons par demander à nos voisins de chambre (allemands), comment prendre une douche. Ah oui, effectivement, la pièce qui nous sert de salle de bain est trés pratique : elle rassemble tous les éléments au même endroit : toilettes à la turque, à coté de la douchette, à coté d'un bac pour la chasse d'eau (manuelle donc). Nous avons finalement testé : sympa d'avoir les toilettes limite sous ses pieds quand on prend sa douche! Cool d'avoir un jet d'eau froide, de toute facon il fait chaud! Super de ne quasimment pas avoir de debit, ca prolonge le plaisir!

Je crois qu'il va falloir que nous nous habituions à ce genre de choses... mais nous commencons à nous y faire!

Ce matin, balade dans la ville sous cette chaleur écrasante (nous devons perdre une dizaine de litres d'eau à chaque fois que nous sortons). C'est un peu l'anarchie ici sur la route, il faut s'imposer pour traverser. Nous continuons à nous faire héler par les taxis et les touk touk. Et surtout, nous apprenons que les locaux ont vraiment le coeur sur la main. En 1h30, nous nous sommes faits accostés par 3 locaux venus pour nous parler de la ville, de ce qu'il font, de ce qu'il faut faire dans la ville. Tout le monde adore le football et surtout Zinedine Zidane! France = Zidane! Tous les passants nous font des grands sourires, nous disent bonjour. Il y a même des enfants qui ont tenu à nous toucher les mains! Bref, nous sommes à la fois des "portefeuilles sur pates trés sollicités", et à la fois des etrangers bienvenus.

Malgré le bordel environnant, nous commencons à nous habituer et même à apprécier ce style de vie.
Priez pour nous pauvres baroudeurs! :)